Contexte
Le projet a trouvé sa source dans l'expression de besoins complémentaires émanant principalement des publics-cibles du projet, identifiés par le porteur de projet et ses partenaires au sein de leurs réseaux locaux et européens, et par leur expertise en lien avec le thème du projet :
- La transférabilité des compétences et de l'expérience d'anciens cadres ou chefs d'entreprises de + de 45 ans en recherche d'emploi dans le secteur CM. Celle-ci est souvent contrariée par un problème de positionnement métier, d'identification des compétences clés nécessaires à l'exercice du métier de consultant, et d'accessibilité à une offre de formation professionnelle quasi-inexistante permettant de lever ces obstacles. Ce constat provient principalement d'organisations professionnelles de branche (syndicats nationaux ou associations locales), d'organismes d'accompagnement des créateurs d'entreprises, d'établissements de formation professionnelle continue, et peut être conforté par des données statistiques élaborées par les organisations en charge de la validation des acquis de l'expérience (avec un niveau inégal selon les pays de provenance de ces données)
- Les besoins en compétences et qualifications adaptées aux spécificités du secteur CM, en une professionnalisation accrue des consultants et en une plus grande lisibilité de l'évolution des qualifications dans le secteur, exprimés par les entreprises de CM et leurs relais (organisations professionnelles et associations de PME du secteur conseil)
- Une troisième dimension doit être ajoutée : soulignée par les partenaires sociaux de la branche et encouragée par les dispositifs nationaux et européens de formation tout au long de la vie : le renforcement du rôle du dialogue social sur les questions de formation professionnelle.
Ces objectifs concourent à ceux du processus de Copenhague, consolidés à Maastricht, fondements du programme Leonardo 2ème phase, notamment en ce qu'ils se concentrent sur une approche sectorielle et sur le rôle du dialogue social dans la formation professionnelle, éléments compatibles avec le développement de l'EQF. La valorisation des résultats est susceptible également de générer à terme une transférabilité des référentiels de qualifications.
Ils s'inscrivent également dans la priorité thématique de l'appel à proposition de 2005 intitulée " transparence des qualification ". En effet, le secteur CM est par définition un secteur en perpétuelle évolution où, selon les pays, voire les régions et les domaines de spécialité des consultants, les pratiques peuvent différer du tout au tout. Cependant, les représentations sociales et professionnelles du métier de conseil convergent vers une idée plus ou moins exprimée des profils de compétences et de qualifications nécessaires. Agir en faveur de la transparence des qualifications dans le secteur CM serait, dans le cadre du projet, de parvenir à définir au préalable le consensus le plus large possible autour d'une définition générique des spécificités de l'exercice du métier de consultant.
A ce titre, la participation au projet de partenaires sociaux, de chercheurs universitaires, de centres de formation et d'entreprises du secteur CM remplit pleinement son rôle de dépassement des obstacles pour parvenir à une notion de transparence des qualifications librement partagée par les parties prenantes du secteur, et évolutive au gré des changements du secteur et de son marché.
Cette priorité est donc, pour notre projet, la première car elle représente une condition sine qua none de pouvoir proposer des produits de formation adaptables aux publics cibles sans se heurter, en phase d'exploitation et de diffusion, aux réticences des utilisateurs.